Présentation

« Diplômé de l’Ecole Spéciale d'Architecture depuis 2005, mon approche repose naturellement sur la diversité des personnalités que j’ai rencontré et pour lesquels j’ai été amené à travailler pendant et après mes études : Odile Decq, Emmanuel Combarel, Louis Paillard, David Trottin. De toutes ces rencontres, la plus marquante reste ma rencontre avec Anne Démians, qui m’a fait prendre conscience de l’enjeu social majeur que représente l’acte architectural autant qu’elle a su me convaincre de m’y impliquer. Mon activité professionnelle se constitue dès l’année 2006 après avoir eu l’opportunité de remporter, en association avec Alexandre Clarard, le concours pour la construction de nouveau siège du C.A.U.E. de la Mayenne. Depuis, je m’efforce, tant que possible, de diversifier au maximum les intervenants avec lesquels je m’associe sur les projets et de multiplier la nature des programmes sur lesquels je travaille. Je pense volontiers que le cœur du travail de l’architecte, comme peut l’être celui du médecin vers lequel je me destinais initialement, est de parvenir à faire un diagnostic. C’est, pour chaque projet, s’efforcer de tout oublier, ouvrir en grand tous ses sens, sans à priori, pour poser la problématique. C’est là que tout se joue… Il n’y a pas d’exclusivité de la qualité architecturale, il n’y a pas non plus de « petites architectures » et tous les projets méritent la plus grande attention parce qu’ils révèlent le présent d’un lieu, à un instant donné et qu’ils deviendront témoin d’un passé. Insérer le bâtiment dans son contexte au sens large c’est révéler le « paysage » dans lequel il se trouve (naturel, politique, économique, social…), c’est en fait, révéler l’Histoire des Hommes. Là est le plus grand enjeu et la plus grande difficulté de notre travail, entre rupture et continuité… « Vers une démarche environnementale » . . . Au premier plan de la démarche architecturale et environnementale, il y a l’Homme : celui qui occupe, utilise et vit l’espace. Au centre de l’écologie, l’homme ne figure plus, dans les récents textes et principes environnementaux, qu’au travers de paramètres « objectifs », calés sur les cinq sens physiologiques et déterminant implacablement la notion de Confort (hygrothermique, acoustique, visuel, olfactif). Mais justement, le bien être implique des notions plus subjectives, plus « humaines », qui relèvent davantage du sensuel, de l’espace perçu ou du vide, plutôt que du plein ou du construit. Pour cela et pour « bien vivre » un lieu, nous devons nous reposer dès l’esquisse la question de son sens, la question des modes de vie et usages en permanente évolution, la question de la Vie. Ensuite, il faut voir et comprendre l’environnement proche, déterminer ses rapports avec le projet qui sont essentiels pour définir l’intégration dans le contexte, puis l’implantation et l’orientation. Cela fait appel aux notions fondamentales de fonctionnalité, de hiérarchisation et d’enchevêtrement des espaces, d’adaptabilité, d’ensoleillement, de sensualité des lumières, de rapport entre le dedans et le dehors… Puis, il y a nécessairement à poser un regard poétique, in quantifiable, presque inqualifiable, mais indispensable au bien-être, une recherche sur l’harmonie des matières, des couleurs et des lumières, qui relève davantage de l’affect. Alors, plus que de la démarche environnementale il faudrait parler de la démarche contextuelle, qui prend le sens de l’imprégnation et du respect des spécificités locales, de la multitude des programmes, des lieux et occupants. Respecter cette diversité, ces contrastes, c’est respecter les gradients qui rendent possibles les mouvements de la Vie.